Lot 67
200 - 300 €
Les résultats sont indiqués frais acheteurs inclus
Résultat: 120 €

CARNOT (Lazare)

De la Défense des places fortes. Paris, Mme Ve Courcier, 1812. In-4, xxxix- (1 blanche)-616 pp., veau fauve raciné glacé, dos lisse orné de motifs géométriques dorés avec pièce de titre rouge, fine frise dorée encadrant les plats, coupes guillochées, tranches marbrées, dos un peu frotté avec quelques trous de vers dans la coiffe inférieure, petites taches sur le mors supérieur (reliure de l'époque).
PREMIERE ÉDITION COMPLÈTE. 11 planches gravées sur cuivre hors texte dont une dépliante et 10 à double page, toutes montées sur onglets.
UN MANUEL DU DÉFENSEUR DE PLACE, EXPOSANT DES PRINCIPES ORIGINAUX. Carnot entreprit en 1809 d'écrire le présent ouvrage à la demande de Napoléon Ier qui approuvait probablement ses larges vues en matière militaire (bien qu'il l'ait critiqué à Sainte-Hélène), et qui souhaitait aussi l'aider à surmonter des difficultés financières. Ce manuel repose sur une théorie en partie inspirée de Marc-René de Montalembert, avec qui
Carnot partageait le désir de dépasser les notions universellement adoptées de Vauban et de Cormontaigne, mais propose des solutions originales, comme l'usage des feux indirects de pierriers et de mortiers à partir de casemates enterrées, le recours à des coups de main irréguliers et, dans le cas d'une ville, l'utilisation des faubourgs comme postes avancés. Il mettrait ses principes en pratique en 1814 lors de la défense d'Anvers.
CARNOT, LE «SAVANT CITOYEN». Homme politique connu comme l'«organisateur de la victoire», il fut également un savant qui participa sous la Révolution et l'Empire à l'instauration d'un nouvel ordre scientifique. Il avait une formation d'officier de Génie et, mathématicien de grand talent, fut un protégé de Monge.
UN THÉORICIEN DE LA POLIORCÉTIQUE. L'architecture militaire avait conquis au XVIIIe siècle le rang de véritable science et Carnot s'y intéressa de près: il publia un éloge de Vauban en 1784, proposa en 1786 un nouveau système lors d'une polémique avec Choderlos de Laclos (qui lui aussi était officier d'artillerie), présenta un projet de réforme en 1797, publia le présent traité en 1810 (version augmentée en 1812), et donna encore en 1823 un Mémoire sur la fortification primitive.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue