Ordre du Croissant, bijou en or de forme…

Lot 123
8 000 - 12 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 23 000 €

Ordre du Croissant, bijou en or de forme…

Ordre du Croissant, bijou en or de forme ovale à trente-deux rayons ciselés, le médaillon central ovale émaillé rouge translucide orné d'un croissant de lune à droite et d'une étoile à cinq branches émaillées blanc, l'étoile au centre d'un guillochage rayonnant, le revers lisse. Il est surmonté d'un motif articulé en forme de turban émaillé blanc aux plis peints (éclat) et à coiffe verte, chargé d'une fleur rouge à cinq pétales et sommé d'un croissant d'or et d'une aigrette blanche, passant de suspension vertical au revers, longue cravate d'origine. Rarissime.
69 x 45 mm, poids brut: 24 g
France, début du XIXe siècle. TTB Initié par le sultan Sélim III en 1801, cette distinction était réservée aux militaires et diplomates étrangers. S'il était généralement admis en Occident que cette distinction était un «ordre«, dans l'esprit des Ottomans, il s'agissait d'un présent en forme d'ornement «nishan«, dont la qualité et la richesse étaient déterminées par les grades et fonctions du récipiendaire. Nelson fut le premier à s'en décorer.
Seule une dizaine d'officiers et diplomates Français en furent honorés vers 1806. Ils firent fabriquer en France des insignes plus en rapport avec l'idée qu'ils se faisaient d'un Ordre de Chevalerie. Ils sont de deux types: ceux en forme de soleil, sans date (notre exemplaire, illustré dans
Anne de Chefdebien, L'Égypte et les Décorations, p. 8) et ceux copiés sur la médaille de 1801, enrichis d'émail rouge (cf. vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l'Émigration
Française, 1789-1815, T1, p.161, et l'exemplaire de la vente
Binoche Renaud Giquello, Art militaire - souvenirs historiques, Drouot, 15 juin 2009, lot n°20).
Si, en Turquie, la véracité de ces pièces est contestée, l'iconographie de l'époque et l'étude des rares exemplaires parvenus jusqu'à nous l'attestent. Le général Sébastiani portait une plaque copiée sur celle de l'amiral Neslon, et il en avait obtenu l'autorisation de l'Empereur en 1806. Le général Foy fut toujours représenté avec un insigne porté en sautoir en forme de soleil surmonté d'un turban (voir son portrait par Horace Vernet au Musée de la Légion d'honneur), comme le général Guilleminot (voir son portrait par Louise Adélaïde Desnos au Musée de l'Armée, qui représente un insigne identique à notre exemplaire)
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